Les conseils pour aller à la chasse aux « infox »

07 mai 2020

La pandémie du COVID-19 s’accompagne d’une propagation de fausses informations, qui se répandent très rapidement sur internet. Comment réussir à démêler le vrai du faux ? Voici quelques conseils pour repérer les « infox » et ne plus les relayer.

 

fake news mobile

1. Comprendre comment se construit une information

Les journalistes mettent en forme une information en répondant le plus clairement possible à 6 questions clés : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Combien ? Pourquoi ? Ils doivent également resituer cette information dans son contexte après avoir vérifié les faits, enquêté, interviewé des acteurs ou témoins... Ils recoupent les sources, confrontent les points de vue pour vérifier la fiabilité et la pertinence de l’information. Une fois finalisée, celle-ci est diffusée par un média (site, journal, radio, etc.) qui en assumera la responsabilité juridique.

2. Varier vos sources d’information

Ce n’est pas parce qu’une information a été relayée des milliers de fois par des lecteurs qu’elle est vraie. Rechercher d’autres articles sur le sujet, émanant de sources différentes, permet de tester son degré de fiabilité.

Il est toujours préférable de vérifier une information trouvée sur les réseaux sociaux avant de la relayer. Pensez à regarder le profil de la personne qui a l’a publiée, en regardant sa timeline, son mur ou le type d’information qu’elle publie habituellement.

En plus des recherches sur les moteurs ou les outils de vérification de l’information (souvent proposés par les journaux), jetez un œil sur le profil de son auteur à partir d’une recherche sur les sites de réseaux sociaux les plus utilisés.

3. S’interroger sur la qualité du site

La qualité du site web où vous avez trouvé une information doit aussi être vérifiée. Voici comment faire :

  • Regarder les mentions légales du site en question. Chaque site doit indiquer le nom du « directeur de publication ». Le directeur de publication est la personne qui supervise la publication d’un message par la presse écrite, audiovisuelle ou la communication numérique. C’est la personne responsable en cas de diffamation aux yeux de la loi.
  • Identifier la « galaxie » du site : quels sont les autres sites qui renvoient vers le site source ? Quels sont les autres sites vers lesquels le site source renvoie ? Cela permet d’avoir une idée du réseau dans lequel un site s’inscrit. Il faut garder à l’esprit que plusieurs sites peuvent appartenir à une même entreprise.
  • Utiliser des outils de vérification de l’information. Il en existe un grand nombre, certains plus sérieux que les autres. Ils pourront vous aider à faire la chasse aux fausses informations. Attention, ces outils sont de simples indicateurs : la réponse fournie est à prendre avec des pincettes.

​4. Vérifier la provenance d’une image ou d’une vidéo

Si vous voyez passer une photo ou une vidéo « choc », avant de la relayer essayez de vérifier son origine et détecter les trucages d’images. Des outils à disposition d’usagers non experts -téléchargeables sur un navigateur- permettent de vérifier les images et vidéos. La recherche d’images inversée permet également de savoir si une photo ou une vidéo a déjà été publiée dans un autre contexte.

  • Pour les photos, il existe des moteurs de recherche d’images inversée. Il suffit de cliquer sur l’icône photo puis télécharger la photo ou entrer l’URL de l’image que vous souhaitez vérifier.
  • Pour les vidéos, des outils similaires existent, comme celui d’Amnesty International ou InVid.

 Tous ces outils font partie d’un « kit » de réponses rapides destiné à vous permettre d’agir sur le champ afin de décrypter et/ou dénoncer une information obsolète ou farfelue. Néanmoins, si vous doutez de l’efficacité de votre vérification, mieux vaut vous abstenir de relayer ces images ou vidéos…

5. Exercez votre sens critique

Ne croyez pas tout ce qu’on vous raconte ! Un titre, ou un message, qui commence par « La vérité sur… » ou encore « ce que l’on nous cache sur … » est souvent synonyme d’information sensationnaliste et trompeuse.

Soyez vigilants en lisant un article mal écrit, comportant des fautes d’orthographe ou de grammaire ou comprenant des mots qui vous semblent issus d’une mauvaise traduction.

Pour en savoir plus, consultez l'article « Discerner le vrai du faux : Fakenews et coronavirus » de l'association Nothing2Hide